Résumé du film :

Héritier d’une pratique paternelle, Marc Namblard consacre l’essentiel de son temps à sa passion : « Je vis au pays des sons ». Cette quête existentielle l’a conduit à s’enraciner à la lisière d’un massif forestier, dans les Vosges, et à y fonder famille.  À la tombée du jour, il camoufle ses micros dans un sous-bois, déclenche la prise de son, puis s’éloigne jusqu’à se fondre dans la nature. Toute la nuit, le dispositif capte des ambiances sonores : souffles, cris, chants, grattements… De retour en studio, dans le sous-sol de sa maison, Marc écoute les enregistrements afin d’en extraire les pépites.   Curieuse et intriguée par ses activités nocturnes, sa fille Lucie manifeste l’envie de l’accompagner. Elle est souvent la première auditrice des tableaux sonores que crée son papa. Son travail commence à faire parler de lui, dans les écoles, les milieux artistiques, la scène musicale… Bientôt, un compositeur, Christian Zanési, lui propose de collaborer à la création d’une pièce de musique électroacoustique.

En Festival…

40e Cinéma du Réel – Paris / 2018
11e Taiwan International Film festival / 2018
10e International TRT documentary awards – Istanbul / 2018
12e Rencontres de Mellionec
53e Karlovy Vary Intrenational film festival / 2018
30e Etats généraux du film documentaire de Lussas / 2018
41e Festival de cinéma de Douarnenez – Grand cru Bretagne/ 2018
24e Festival international du film de Nancy / 2018
3e Festival Interférences de Lyon / 2018
11e Festival Echos d’Ici, échos d’ailleurs – Labastide-Rouairoux / 2018
10e Festival Des films, des auteurs – Guebwiller/ 2018
28e Festival du film documentaire Traces de vie de Clermont-Ferrand/ 2018
32e Leeds International Film Festival (UK) / 2018

Les Réalisateurs :
Stéphane Manchematin & Serge Steyer

Avec : Marc Namblard

Musiciens:
Christian Zanési & Anthony Laguerre
+ Galerie photos

+ Un mot de Marc Namblard

« L’esprit des lieux », le film

En 2011, le réalisateur Nicolas Philibert me téléphone pour me proposer une apparition dans le film qu’il tourne alors et qui deviendra La maison de la radio(Les Films du Losange, 2013). Quelques temps plus tard, en mars 2014, je reçois la visite de deux autres réalisateurs : Stéphane Manchematin et Serge Steyer. Tous deux viennent alors de terminer Le complexe de la salamandre, un documentaire/portrait étonnant, dédié à un artiste contemporain alsacien, Patrick Neu. Intrigués par mon apparition sylvestre dans le film de Nicolas Philibert, ils ont en tête de réaliser un nouveau documentaire consacré à l’univers sonore, à l’écoute, et dont l’action se situerait principalement en forêt.

Le tournage s’étend de juin 2016 à août 2017 entre forêt vosgienne, région nancéenne, Paris (studios de l’INA-GRM), domicile familial et forêt guyanaise. Il dure au total près d’une trentaine de jours et implique plusieurs artistes tels que le compositeur Christian Zanési, le musicien Anthony Laguerre ou encore l’audio-naturaliste Fernand Deroussen.

Co-produit par Les films de la pluie en Bretagne et Ana films à Strasbourg, L’esprit des lieux trouve sa forme définitive en décembre 2017, avec un très beau mixage 5.1 réalisé par Lionel Thiriet dans les studios de France 3 à Vandoeuvre-lès-Nancy.

Le film existe dans deux versions. Une version de 52 minutes produite pour France Télévision et une version de 90 minutes pour Vosges Télévision et les projections en salle de cinéma.

L’esprit des lieux ne ressemble pas beaucoup aux documentaires auxquels la télévision nous a habitué. Sans commentaires ni interviews, il s’agit d’un film immersif, qui laisse une large place à l’intelligence et à l’interprétation du spectateur. Le traitement de l’image et du son ainsi que leur montage sensible et rigoureux relèvent par ailleurs d’une véritable expression cinématographique.

Loin de faire de moi un « Indiana Jones du son » (une crainte vite dissipée dès ma première rencontre avec Serge et Stéphane), L’esprit des lieux n’est pas non plus un film exclusivement consacré à la pratique audio-naturaliste, loin s’en faut. Il dépasse largement le cadre de cette activité pour aborder de manière plus générale, plus universelle peut-être, la question de l’écoute, ou plutôt des postures d’écoutes (sans en dresser un répertoire), mais aussi celle de la transmission (notamment intergénérationnelle,) sans négliger bien sûr les liens intimes qui unissent le son et l’imaginaire.